Nous sommes des fractales
- Katiana Cordoba

- 6 oct.
- 4 min de lecture
As-tu déjà entendu parler de ce qu’est une fractale ?Une fractale est une forme composée de formes plus petites qui ont la même structure que la grande image. Et si tu zoomes à l’intérieur, chacune de ces petites formes est encore faite du même motif, et si tu zoomes encore, le motif continue à se répéter à l’infini. C’est cela, une fractale : un motif qui se contient lui-même à toutes les échelles, encore et encore.
Mais les fractales ne sont pas qu’un concept mathématique. C’est aussi la manière dont la vie s’organise.Nous sommes des fractales. Tout ce qui existe en nous se reflète à l’extérieur, et tout ce qui est à l’extérieur est construit de la même façon que ce que nous portons à l’intérieur. Tout ce que nous voyons n’est pas séparé de nous ; c’est un miroir vivant de notre propre structure.
Les fractales apparaissent partout dans la nature. Regarde un arbre : le tronc se divise en grandes branches, les branches en plus petites, puis en rameaux. Chaque partie est comme un petit arbre à l’intérieur du grand arbre. C’est une fractale.Regarde un système fluvial : le grand fleuve se divise en affluents, puis en ruisseaux, puis en rivières minuscules. C’est le même modèle. Regarde la foudre : elle se ramifie comme les veines d’une feuille.

Même les feuilles sont fractales. Si tu observes une feuille de près, tu verras ses nervures : une nervure centrale, puis d’autres qui s’en détachent, et d’autres encore, plus fines, qui sortent de celles-ci. C’est le même schéma que les branches de l’arbre, mais en miniature. La feuille est comme un petit arbre à l’intérieur de l’arbre.C’est cela qu’on veut dire quand on dit qu’une feuille est fractale : sa structure se répète à différentes échelles, en utilisant le même dessin encore et encore. La nature emploie cette géométrie pour s’organiser, du plus grand au plus petit.
Et cela se produit aussi à l’intérieur de nous. Nos poumons sont comme des arbres inversés : une trachée qui se divise en bronches, puis en bronchioles, et enfin en millions d’alvéoles. Nos vaisseaux sanguins se ramifient comme des rivières, et nos neurones s’étendent comme des éclairs. La vie répète ses propres motifs encore et encore, comme si elle signait sa présence partout.
Si l’on regarde encore plus petit — à l’intérieur d’un atome — le même écho apparaît.Un atome est presque entièrement vide. En son centre se trouve le noyau. Ce noyau contient des protons et des neutrons. Et à l’intérieur de chaque proton et de chaque neutron, il y a des quarks, maintenus ensemble par des gluons.Lorsque les scientifiques observent les quarks et les gluons à l’aide d’expériences à haute énergie, ils ne voient pas de petites sphères solides. Ils voient des champs d’énergie qui vibrent dans un espace presque vide, formant des réseaux lumineux.
Et voici ce qui est fascinant : les images de ces champs de quarks et de gluons ressemblent étonnamment aux images du réseau cosmique de l’univers — des galaxies reliées entre elles par des filaments de matière noire qui s’étendent dans le cosmos. Le micro et le macro sont tous deux presque entièrement faits de vide, avec de petites îles de matière reliées par des filaments.
Même notre cerveau reprend cette forme. Un réseau de neurones — des milliards de cellules nerveuses reliées entre elles — ressemble à une carte galactique, et aussi aux simulations de ces champs de particules. Le microcosme, le macrocosme et notre conscience reflètent le même motif.
Plus de 99 % d’un atome est vide. Plus de 99 % de l’univers l’est aussi. Et pourtant, de ce vide surgit un réseau infini qui se répète à toutes les échelles.C’est ce que dit le vieux principe : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».Le motif du plus petit se répète dans le plus grand, et le plus grand se reflète à nouveau en nous.
Les textes sacrés disent que Dieu nous a créés à Son image et à Sa ressemblance. Et si cette image n’était pas une forme humaine, mais un motif ? Et si nous étions des fractales vivantes de l’énergie divine ?Dieu s’est divisé en parties de Lui-même qui restent Lui-même. Comme une cellule qui se divise en deux cellules identiques, puis en d’innombrables autres, formant la vie. Chaque cellule contient l’essence de la première. Cette première cellule — l’origine — contient le code de toute la création.
De notre point de vue humain, nous ne voyons pas cela. Nous sommes comme un petit fragment du fractal qui en regarde un autre, sans réaliser que les deux appartiennent au même tout. Nous voyons la séparation parce que nous ne pouvons pas voir le motif entier depuis notre position. Mais la vérité, c’est que tout ce que nous voyons — les gens, la nature, les objets, les étoiles — fait partie du même motif, partie de nous.
Si nous pouvions nous élever un peu plus en conscience, nous verrions la vie telle qu’elle est vraiment : une fractale vivante, l’Un se répétant à l’infini sous des formes multiples. Nous comprendrions que lorsque nous nous transformons, le motif autour de nous se transforme aussi.Comme les particules intriquées de la physique quantique : même séparées par d’immenses distances, quand l’une change, l’autre change aussitôt. Einstein appelait cela « l’action fantomatique à distance ».C’est ce que nous sommes : des expressions intriquées d’une même Source. Quand nous guérissons, le miroir autour de nous se transforme. Quand nous ouvrons notre cœur, le monde entre en résonance avec nous.
C’est pourquoi se connaître soi-même, c’est connaître Dieu. Son souffle est en nous. Son esprit traverse tout ce que nous sommes. Nous sommes en Lui, et Il est en nous.
Voir le monde tel qu’il est vraiment — une fractale vivante d’amour, de conscience et de création —, c’est sortir de la confusion pour entrer dans la reconnaissance. À ce moment-là, quelque chose s’ouvre.La même lumière que nous cherchions à l’extérieur commence à briller depuis l’intérieur.
Nous nous souvenons de ce qui a toujours été vrai :nous ne vivons pas seulement dans un univers de reflets,nous sommes l’univers qui se regarde lui-même.
Katiana




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