Hier J’Étais Convaincue Que Cela Allait Se Produire — Et Ce N’est Pas Arrivé
- Katiana Cordoba

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La Conversation Intérieure Qui A Transformé Ma Compréhension De La Foi

Hier, j’étais convaincue, d’une manière douce et profonde, qu’un événement allait se produire. Je le sentais dans mon corps. Ce n’était pas une certitude bruyante, mais une sorte d’alignement intérieur, tranquille, comme si tout pointait dans une direction précise.
Et ça ne s’est pas passé ainsi.
Ce qui est apparu à la place, c’est la réalisation que j’étais attachée au résultat. Pas seulement dans l’espoir — mais dans l’attente. Une attente subtile qui disait : ça doit se dérouler comme ça.
Quand la réalité a pris un autre chemin, une ancienne couche en moi s’est révélée.
Ce n’était pas seulement de la déception. C’était le souvenir d’une version plus jeune de moi qui avait appris que si on demandait avec assez de foi, les choses devraient arriver. Et que si elles n’arrivaient pas, il devait manquer quelque chose — peut-être plus de conviction, plus de pureté, plus d’intensité.
Cette logique créait une tension invisible. Une sorte de négociation avec la vie. Si je crois assez fort, la réalité suivra.
Mais la vie ne négocie pas.
Ce que j’ai vu hier, ce n’est pas la perte de la foi. C’est la fin d’un contrat intérieur.
Un contrat qui disait : la conviction garantit le résultat.
En restant présente avec cette découverte, quelque chose s’est détendu en moi. Mon plexus solaire — ce centre de volonté — s’est relâché. Mon cœur était chaud, un peu triste, mais ouvert. Une tristesse propre, presque douce. Comme lorsqu’on laisse partir une idée qui ne nous sert plus.
J’ai compris que la foi ne peut pas être un outil de contrôle.
Sinon elle devient lutte.
Et lutter contre la réalité crée inévitablement de la souffrance.
En observant l’immensité de ce qui est — la précision des cellules, l’intelligence du corps, la complexité des systèmes vivants, l’harmonie cosmique qui dépasse notre compréhension — il m’est devenu évident que vouloir plier le monde à mes attentes était simplement incohérent avec cette grandeur.
Ce n’est pas de l’humilité forcée.
C’est de l’émerveillement lucide.
Alors une nouvelle définition s’est dessinée.
La foi n’est plus la certitude de ce que j’espère.
La foi est la révérence devant la perfection de ce qui est.
Pas une perfection émotionnelle.
Une perfection structurelle.
Je peux encore désirer. Je peux encore demander. Mais sans contrat. Sans exigence que le résultat valide ma croyance.
Je n’ai pas besoin d’un miracle qui brise les lois de la vie. Le véritable miracle est la vie elle-même — son mouvement précis, constant, intelligent.
Ce qui est tombé, ce n’est pas Dieu.
C’est l’idée qu’il répond à des formules.
Ce que j’ai gagné, c’est la cohérence.
Et la cohérence influence. Pas par magie, mais par présence. Un système nerveux régulé apaise un autre système nerveux. Une voix calme stabilise. Une présence alignée ouvre de l’espace.
Ce n’est pas un pouvoir surnaturel.
C’est une participation consciente à ce qui est déjà en train de se déployer.
Je n’ai pas perdu la foi.
J’ai perdu le besoin de garanties.
Et dans cette perte, j’ai trouvé un profond repos.
Katiana




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