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Tu es bizarre? C'est ton don.


Tu es bizarre?


Oui. Je te pose la question sérieusement.


Est-ce qu'il y a quelque chose en toi qui te semble différent, que tu n'arrives pas vraiment à expliquer, que tu as caché parce que tu pensais que personne ne comprendrait, ou pire, qu'on te jugerait pour ça?


Parce que si c'est le cas, j'ai quelque chose d'important à te dire.



Ce que tu caches, c'est peut-être exactement ton don.


Qu'est-ce que ça veut dire, être bizarre?


Clarifions quelque chose d'abord. Quand je dis bizarre, ce n'est pas une insulte. C'est une façon de décrire quelque chose qui n'entre pas facilement dans une case. Quelque chose que le monde ordinaire ne sait pas trop comment classifier, parce que ça vient d'une source plus originale.

Être weird, ce n'est pas être défectueux. C'est être non domestiqué. Ce qui n'a pas encore été réduit pour rentrer dans le moule. Ce qui a gardé quelque chose de sa forme originale, sans se polir, sans se traduire, sans demander la permission.


Et curieusement, ce qu'il y a de plus authentique chez une personne apparaît souvent d'abord comme une bizarrerie. Avant d'être reconnu comme un don, ça dérange d'abord. Ça surprend. Ça ne cadre pas.


Mais il y a quelque chose d'autre : d'une certaine façon, tout le monde est weird. Chaque personne a une unicité qui ne se répète pas. Ce qui arrive, c'est que certains ont appris à mieux la cacher que d'autres. Et c'est ça qu'on appelle être "normal."


On reçoit tous un don


Je crois profondément qu'on arrive tous dans cette vie avec un don. Mais ce don ne prend pas toujours la forme d'un talent évident ou d'une habileté reconnaissable. Parfois, il prend la forme d'une sensibilité. D'une perception. D'une façon très particulière de ressentir le monde que personne d'autre ne ressent exactement de la même manière.


Le don le plus fondamental qu'on reçoit, c'est simplement celui-ci : être ce qu'on est.


Notre authenticité est le don.


Le problème, c'est que peu de gens le reconnaissent. Non pas parce qu'il n'existe pas, mais parce qu'il y a des filtres. Des couches de conditionnement, de peur, de messages qu'on a reçus depuis qu'on est petits et qui nous ont dit, directement ou indirectement : ça ne se montre pas. c'est trop. c'est weird. vaut mieux le cacher.


Et ainsi, petit à petit, on a recouvert la lumière.


Celui qui ne voit pas encore son don ne le voit pas parce qu'il ne l'a pas. Il ne le voit pas parce qu'il y a encore des filtres qui l'empêchent de se voir clairement. Et c'est correct. Le chemin de chacun a son propre temps. Mais quand ces filtres commencent à tomber, quelque chose s'ouvre. Et ce qui apparaît n'est pas nouveau. Il était là depuis toujours.


Ce que j'ai cachéè


J'ai des weirdnesses. Je les ai et je les connais bien.


L'une d'elles est difficile à expliquer avec des mots, et ça en dit déjà quelque chose. Je peux percevoir le son des émotions, des états intérieurs, de ce qui est vivant dans une personne. Je me syntonise avec son énergie, avec ce que son corps et son être portent, et à partir de là, j'émets ce son avec ma voix. Ce n'est pas une technique apprise dans un livre. C'est quelque chose qui se produit simplement quand je cesse de le bloquer. Et ce son aide à calmer le système nerveux, à relâcher ce qui était tendu, à ramener l'harmonie là où il y avait du chaos. Mes mains suivent naturellement, se mouvant avec le son comme si elles en faisaient partie.


Pendant longtemps, j'avais peur de montrer ça. Ils vont penser que je suis folle. Que je me prends pour quelqu'un. Que c'est trop.


Et pourtant, c'est exactement ça qui est au cœur de mon travail aujourd'hui. Cette weirdness est ce qui me permet d'accompagner les autres avec le son d'une façon qui va bien au-delà de la technique. Non pas malgré le fait d'être bizarre. Précisément parce que je le suis.


Si tu veux le voir, je t'invite à explorer mes vidéos, parce qu'il y a des choses que le corps et la voix communiquent mieux que n'importe quel texte.


Les filtres qui éteignent la lumière


Pourquoi est-ce qu'on cache ce qu'on est?


Généralement pour l'une ou l'autre de ces raisons.


La peur du jugement : ils vont penser que je suis folle. La peur de paraître arrogante : ils vont croire que je me prends pour quelqu'un. La peur de la responsabilité : si je montre ça, on va m'en demander plus, je vais devoir être cohérente. Ou simplement la paresse de briller. Parce que briller, ça demande quelque chose. Parce que l'authenticité exige de s'incarner, de prendre des décisions, d'être présente.


Et parfois, on utilise l'humilité comme excuse. On dit je ne suis personne, je n'ai rien de spécial comme si c'était une vertu. Mais cacher ce qu'on est, ce n'est pas de l'humilité. C'est du déni.

Quand on éteint notre lumière, on ne se fait pas juste du mal à soi-même. On enlève quelque chose au monde aussi.


La lampe ne se cache pas


Jésus a dit quelque chose qui m'a profondément résonné : on n'allume pas une lampe pour la cacher sous la table. On la met là où elle peut éclairer.


Et je le comprends ainsi : quand la vie, Dieu, la conscience, te permet de voir une lumière en toi, cette lumière n'est pas seulement pour ton soulagement personnel. Elle te guérit d'abord, toi. Elle te montre d'abord que tu n'étais pas brisée, que tu étais couverte. Mais ensuite, cette même lumière commence à éclairer le chemin des autres.


Non pas parce que tu te proposes de les sauver. Non pas parce que tu dois devenir la professeure de qui que ce soit. Mais parce que quand quelque chose est vraiment vivant en toi, ça irradie. Comme une fleur qui ne fait pas d'efforts pour parfumer l'air. Elle le fait parce que c'est sa nature.

Ta libération devient un champ. Ta permission intérieure devient une invitation. Ta vérité incarnée devient lumière pour les autres.


Beaucoup de traditions spirituelles parlent du fait qu'après l'éveil vient le service. Mais il faut bien le comprendre. Ce n'est pas un service comme obligation. Ce n'est pas : maintenant que je me suis éveillée, je dois sauver les autres. Ça peut devenir un autre piège de l'ego.


Le vrai service après l'éveil est bien plus simple et bien plus humble : laisser passer la lumière. Ne pas se l'approprier. Ne pas la cacher. Ne pas l'exagérer. Juste la laisser être.


La vraie humilité


Je veux m'arrêter ici, parce qu'on confond parfois humilité et extinction de soi.

La vraie humilité ne dit pas : je n'ai pas de lumière, je ne suis personne, vaut mieux que je me cache. Ce n'est pas de l'humilité. C'est du déni déguisé en vertu.


La vraie humilité dit : cette lumière ne m'appartient pas pour la posséder. Elle m'appartient pour la laisser passer.

C'est là que se trouve la différence entre briller depuis l'ego et briller depuis l'authenticité. L'ego brille pour être vu. L'authenticité brille parce qu'elle ne peut plus cacher ce qu'elle est.


Et quand on brille depuis cet endroit-là, depuis la reddition et non depuis l'arrogance, le service aux autres ne se ressent pas comme un fardeau. C'est simplement ce qui arrive quand on cesse de bloquer ce que la vie veut irradier à travers nous.


Comme une lampe. Comme une fleur. Comme une voix qui chante parce qu'elle est née pour vibrer.


La question que je te laisse


Alors je reviens au début.


Tu es bizarre?


Est-ce qu'il y a quelque chose en toi que tu caches parce que tu crois que ça ne vaut rien, que c'est trop, que personne ne comprendrait, que ça te ferait paraître folle, arrogante, ou simplement trop visible?


Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimes, qui te touche, qui est profondément tien, mais que tu gardes pour toi parce que le monde n'a pas encore de case pour le mettre?


Pose-toi cette question honnêtement : est-ce qu'il y a quelque chose que tu apprécies profondément, qui coule naturellement en toi, que tu ne fais peut-être pas parfaitement mais qui t'habite, qui t'anime, qui te fait te sentir plus toi-même? Et est-ce que tu le caches parce que tu as peur de ce qu'on va penser?


Ce que tu caches. Ce qui n'entre pas dans une case. Ce qui te fait honte ou peur à montrer.

Et si c'était exactement ton don?


Non pas malgré le fait que ce soit weird. Précisément parce que ça l'est.


L'authenticité n'a pas besoin de se traduire pour être acceptée. Elle a besoin d'être vécue pour pouvoir illuminer.


Et le monde a besoin de ta lumière. Pas la version corrigée, réduite et acceptable de ta lumière.


La tienne. L'originale. La bizarre.


Katiana

 
 
 

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