✨ LA CULPABILITÉ INVISIBLE : Découvrir la racine silencieuse qui vit en nous
- Katiana Cordoba

- 16 nov.
- 3 min de lecture
Par Katiana

Pendant des années, j’ai cru bien connaître ma culpabilité. La culpabilité évidente :celle de ne pas assez donner, de ne pas rappeler quelqu’un, de ne pas être présente pour tout le monde.
Ces terrains-là, je les avais déjà explorés.
Mais récemment, à travers un rêve d’une clarté inattendue, j’ai découvert quelque chose de plus ancien, de plus subtil : une forme de culpabilité tellement ancienne qu’elle était devenue invisible. Non pas parce qu’elle avait disparu, mais parce qu’elle était partout.
Certaines culpabilités crient.Certaines murmurent. Mais celle-ci…elle existe, simplement. Comme l’air, comme le ciel, comme le sol.
Et reconnaître sa présence fut un véritable tournant intérieur.
1. Reconnaître une culpabilité inconsciente : le moment décisif
La première prise de conscience fut essentielle :
Je n’étais pas consciente de cette culpabilité — pas à ce niveau-là.
Bien sûr, j’avais déjà travaillé des formes de culpabilité auparavant.J’avais observé leurs émotions, leurs histoires, leurs racines.
Mais celle-ci était différente.
Elle était primordiale,si ancienne que je vivais au-dessus d’elle sans jamais la voir.Elle s’était intégrée dans le paysage de mon être,jusqu’à devenir… normale.
Ce type de culpabilité dit :
« Tu n’en fais pas assez. »
« Tu aurais dû être plus présente. »
« Tu aurais pu mieux. »
« Tu n’es pas suffisante. »
Pas en mots.Pas en émotions fortes.Mais comme une teinte permanente dans mon monde intérieur.
La voir vraiment fut un éveil.
2. Choisir de ne pas lutter contre la culpabilité, mais de la regarder
La deuxième étape fut tout aussi importante :
Je n’ai pas combattu cette culpabilité. Je ne l’ai pas corrigée. Je ne l’ai pas remplacée par une pensée positive. Je ne l’ai pas rationalisée.
Je l’ai simplement regardée.
Et lorsque je l’ai observée sans défense, j’ai vu apparaître non pas un poids,mais une enfant —une petite fille qui avait porté trop de choses, trop longtemps.
Au lieu de la pousser dehors, je lui ai dit :
« Je te vois. »
« Tu as le droit d’être ici. »
« Je ne te demande pas de changer. »
« Je t’aime. »
« Tu es suffisante pour moi. »
Alors quelque chose s’est adouci.
Ce n’était pas une technique. Ni une méthode. Ni une affirmation.
C’était de l’amour.
Et l’amour dissout ce qui n’a jamais été vrai.
L’enfant intérieure a pu respirer.
3. L’enseignement spirituel : l’enfant est innocente
À cet instant, j’ai compris quelque chose d’universel :
L’enfant en moi est innocente.
Elle ne porte aucune faute, aucun fardeau.
Elle n’a jamais eu à prouver sa valeur.
Cette culpabilité venait d’anciens malentendus :
« Je dois faire plus pour mériter l’amour. »
« Si je ne suis pas parfaite, je déçois. »
« Si je ne suis pas disponible, je fais mal. »
« Si je ne porte pas tout le monde, je manque à mon rôle. »
Mais lorsque l’enfant intérieure rencontre l’amour inconditionnel —ce divin qui vit en chacun de nous —tout change.
Elle entend :
« Tu es suffisante.Tu es aimée.Tu es libre. »
Et la culpabilité se dissout dans cette vérité.
4. Le mystère : quand le Divin en moi parle à l’enfant en moi
Voici ce qui m’a profondément touchée :
Je me suis rendu compte que ce n’était pas “moi” qui parlais à l’enfant.
C’était le Divin en moi —la sagesse intérieure,l’amour qui ne demande rien,la présence qui ne juge pas.
Quand cette voix parle,l’enfant écoute.Parce qu’elle la reconnaît.
Elle reconnaît la voix de l’amour,de la vérité,de la sécurité.
C’est une auto-absolution.Une réunification intérieure.Une guérison depuis la racine.
6. Conclusion : l’enfant est libre
J’ai finalement compris que le véritable enjeu n’était pas le chaos extérieur —ni les responsabilités,ni les demandes,ni les relations.
Le noyau était cette culpabilité silencieuse,celle qui croyait qu’il fallait mériter l’amouret prouver sa valeur à chaque instant.
Quand j’ai vu cela,quand j’ai pris l’enfant intérieure dans mes bras,quelque chose s’est libéré :
L’enfant est devenue libre.
Libre d’attentes.Libre de devoirs.Libre de toute justification.Libre d’un poids qui n’a jamais été le sien.
Et cette liberté-là…c’est le début d’une paix profonde.
À partir de maintenant, lorsque la culpabilité tentera de réapparaître, je me souviendrai de la petite fille qui a autrefois porté ces croyances et je la couvrirai de l’amour, de l’acceptation et de la vérité qu’elle a toujours mérités :
elle est suffisante.




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